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Dans un pays à faible densité de population comme le nôtre,
qui possède des ressources naturelles exceptionnelles, un des
PIB les plus élevés de la zone, un pays où il s'y crée des
fortunes personnelles à une vitesse record, la pauvreté n'est
pas tolérable.
Force est
pourtant de constater que la pauvreté a augmenté, malgré les
années fastes que nous venons de passer. Si l'éducation et la
formation peuvent être montrées du doigt et remises en
question pour leurs faibles résultats, elles ne sont en tout
cas pas la raison principale de cet échec.
La cause
est principalement politique : Les dirigeants ont négligé leur
rôle principal, celui de veiller à la répartition équitable
des marchés qui permet une circulation saine de la masse
monétaire, comme ils n'ont pas su réduire les frais de
fonctionnement des services publics et des institutions,
beaucoup trop onéreux par rapport à la masse productive.
Résultat
: Une poignée d'individus s'est enrichie de manière
spectaculaire, les petites entreprises, les artisans et la
classe moyenne du secteur privé ont vu leur pouvoir d'achat
diminuer dangereusement et la misère chez les plus nécessiteux
s'est accrue.
Aujourd'hui, il est grandement temps que chacun puisse jouir
d'un toit décent et avoir un emploi stable. |