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INDUSTRIES (AUTRES QUE MINIERES)

 

Ces industries ont fait leur apparition fin des années 70/début 80 : principalement dans l'alimentaire et les accessoires du bâtiment. Un secteur aujourd'hui très dynamique mais qui mérite un second souffle. En effet, il est à déplorer le manque de création de nouveaux débouchés ces dernières années dans ce domaine, malgré la mise en place de Promosud, Sofinor et Sodil. Un secteur qui devrait pourtant permettre aujourd'hui de mieux équilibrer la balance commerciale du pays. Mais il y a peu ou pas d'exportation et le pays reste tributaire du seul nickel.

 

CONSTAT

 

1°/ L'industrie de transformation a toujours fait des bonds en avant grâce à l'initiative privée. Dès que l'administration prend part active dans le domaine, l'initiative privée s'étiole et des secteurs entiers disparaissent.

L'administration doit retrouver son rôle de service public à la disposition des chefs d'entreprises pour leur faciliter les démarches d'installation et autres. Elle doit abandonner le rôle de décideur qu'elle s'est petit à petit octroyé, source de tous les copinages et délits d'initiés qui gangrènent l'économie du pays.

 

2°/ S'agissant des aides à l'investissement : Les démarches sont beaucoup trop longues et Promosud, Sofinor et Sodil ne jouent pas le rôle qui devrait être le leur. Aucun chef d'entreprise sérieux ne peut se permettre une si longue attente.

Résultat : Les dossiers sérieux stagnent ou sont remisés au placard. N'aboutissent que les dossiers appuyés par les dirigeants en place.

De cet état de fait au copinage, la limite est plutôt mince et facile à franchir sans même de volonté délibérée.

 

3°/ Les banques se montrent très frileuses dans le domaine. La BCI qui avait été créée pour faire aboutir ces dossiers calédoniens de nécessité publique, mais pas toujours rentables dans les premiers temps, a fini par perdre son objet principal en s'affiliant au groupe BRED :

- Des taux d'intérêts et des frais toujours trop élevés.

- Des échéances pas assez étalées dans le temps.

- Des exigences de garanties beaucoup trop importantes et toujours basées sur le patrimoine du client et non sur la valeur du dossier traité. Une attitude d'un temps dépassé mais qui prouve la fragilité de notre stabilité politique (à leurs yeux en tout cas).

- Là aussi les dossiers sont beaucoup trop longs à aboutir. Il faut dire que les banques ont été très malmenées par la justice ces dernières années, ce qui les a obligé à se protéger plus qu'il ne serait souhaitable.

 

 

 

 

 

 

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